Affectée par la crise des “subprime” aux Etats-Unis, la première banque de Suisse, UBS, prévoit une perte nette de 12 milliards de francs suisses (7,6 milliards d’euros) pour le 1er trimestre, a-t-on appris mardi.

Début 2008, UBS a dû procéder à des dépréciations de 19 milliards de dollars (12 milliards d’euros) sur des positions liées au secteur immobilier américain. La première banque suisse a ainsi déjà englouti quelque 40 milliards de francs suisses (25 milliards d’euros) dans la crise des “subprime”.
Les actifs en rapport avec le marché immobilier américain seront désormais séparés et gérés par une unité distincte. “Nous voulons continuer à réduire fortement nos expositions à ce marché”, a précisé le patron d’UBS Marcel Rohner. “Mais nous ne sommes pas prêts à vendre ces actifs à n’importe quel prix”.
Après une injection de capital de 13 milliards de francs suisses (8,2 milliards d’euros) en février, UBS a de nouveau besoin d’une recapitalisation. Le conseil d’administration demande aux actionnaires de procéder à une augmentation de 15 milliards de francs suisses (9,5 milliards d’euros).
Contrairement à ce qui était encore prévu en février, le président du conseil d’administration Marcel Ospel rend son tablier. Agé de 58 ans, il ne se représentera pas lors de l’assemblée générale du 23 avril prochain. C’est Peter Kurer, juriste en chef d’UBS, qui prendra sa succession.
Selon Marcel Rohner, l’augmentation de capital et la séparation des actifs problématiques du reste des activités vont permettre à la banque de renouer avec la création durable de valeur. La Bourse suisse a réagi positivement. L’action UBS a gagné en cours de journée jusqu’à 13,8%. A la clôture, elle s’affichait en hausse de 12,3%, à 32,40 francs suisses (20,50 euros).
Source : AP (Zurich)